Les Grandes Orgues

Chef d’œuvre du frère dominicain Jean Esprit Isnard, l’orgue de la Basilique Royale de Saint-Maximin la Sainte-Baume, construit de 1772 à 1774, est l’un des très rares grands instruments d’Europe à avoir conservé l’intégralité de ses 2960 tuyaux d’origine.

Unique tant par sa conception que dans sa réalisation, cet instrument, connu des organistes du monde entier, est considéré par tous comme une géniale réussite de la facture d’orgue.

En écoutant ses trompettes éclatantes ou ses plus jolies flûtes, personne ne reste indifférent, bien au contraire. Et tous ceux qui l’entendent ou qui ont la chance d’approcher ce vénérable instrument sont séduits.

Il est possible d’entendre l’orgue chaque dimanche pendant la messe de 10h30.

Plusieurs organistes ont été nommés titulaires de l’orgue. Contactez la paroisse pour entrer en contact avec l’un d’eux.

Mais pourquoi l’orgue de Saint-Maximin est-il si célèbre ? Chef-d’œuvre du frère dominicain Jean-Esprit Isnard, l’orgue de la Basilique Royal, construit de 1772 à 1774, est l’un des très rares grands instruments d’Europe (le 2e en France avec le Clicquot de Poitiers) à avoir conservé l’intégralité de ses tuyaux d’origine. C’est au facteur d’orgue Pierre Chéron, qui a réalisé le relevage complet de l’orgue en 1954, que l’on doit d’abord et essentiellement le sauvetage de Saint-Maximin. Pendant près de 40 ans, il a étudié, soigné et ranimé cet orgue.

Sauvée à la dernière minute des mains des « restaurateurs » modernes

Au moment de sa restauration complète (1986-1991), Pierre Rochas, médecin et spécialiste de l’orgue provençal, raconte que le rapport des « experts » des Monuments Historiques prévoyait une « reconstruction complétante » pour mettre au goût du jour ce rarissime instrument possédant intacte toute sa partie sonore et sa mécanique d’origine ! La mode « néo-classique » du moment avait causé la perte de plusieurs instruments et l’on pense, avec peine, à la refonte des tuyaux du XVIIe siècle de l’orgue d’Auch qui avait soulevé l’indignation au-delà des frontières. Heureusement pour Saint-Maximin, cette décision qui aurait été fatale, finit par être neutralisée.

C’est Yves Cabourdin, facteur d’orgues à Carcès qui fut désigné pour effectuer une restauration complète de l’orgue entre 1986 et 1991. Même si d’importantes réparations et réfactions mécaniques ont été nécessaires, le programme de restauration a respecté les divers éléments dans leur état d’origine. Les claviers de Mader qui avaient été mis en place au XIXe siècle ont été refaits pour retrouver le modèle exact des claviers de l’époque d’Isnard : des touches en ébènes avec des feintes plaquées d’os. Les 2 960 tuyaux d’origine ont, quant à eux, été conservés intégralement.